BL Métamorphose review

 

J’ai récemment eu la chance d’obtenir le dossier de presse de BL Métamorphose, manga de Tsurutani Kaori, disponible dès le 6 juin aux éditions Ki-oon. Cela faisait quelques temps maintenant que je n’avais rien écrit et j’ai donc saisi cette opportunité pour ne pas laisser le blog tomber dans l’oubli ! Ce ne sera pas un avis trop pointu ou détaillé, je ne suis pas spécialement habitué à ça, je vais simplement donner ici mon ressenti sur ma lecture du tome 1.

dav

 

BL Métamorphose est avant tout l’histoire d’une rencontre, une rencontre qui va changer des vies. D’une part nous avons Yuki, grand-mère de 75 ans accusant le poids des années et vivant seule chez elle, tout en conservant une joie de vivre certaine, et d’une autre Urara, jeune lycéenne très peu sociable et travaillant en librairie.

Ces deux protagonistes que tout oppose ont pourtant deux points communs, l’amour du Boy’s Love et la solitude. Car oui, même si BL Métamorphose est un titre feel good aussi bien au niveau de la narration que du visuel, le manga traite d’un sujet dur, et les deux personnages souffrent chacun de solitude à différents degrés. Bien qu’elle donne des cours de calligraphie, Yuki est seule chez elle depuis la mort de son mari, et son âge ne lui permet plus de faire tout et n’importe quoi. Urara quant à elle vit avec sa mère qui rentre tard et n’a presque aucun ami au lycée, du fait de sa timidité. De plus, elle cache aux gens sa passion de peur d’être jugée. Malgré ce thème peu gai, et quelques passages intenses reflétant cette solitude, le manga, lui, respire la joie et la bonne humeur !

dav
Yuki, seule chez elle, impuissante face au poids des années.

L’autrice choisit de nous conter avec humour et légèreté cette rencontre autour du BL, au travers d’une rencontre peu habituelle. A partir de là, deux choses m’ont plus  dans ce tome.

-Premièrement, Yuki. Cette dernière porte l’oeuvre sur ses épaules dès les premières pages. Véritable bouffée d’air frais de par ses réactions et ses mimiques, Yuki est ce qu’on pourrait appeler une « Mamie moe ». Sa personnalité habilement mélangée entre personne mûre et jeune enfant profitant de la vie n’est pas sans rappeler les personnages de grand-mère dans les films de Miyazaki.

dav

 

-Deuxièmement, le dessin. Là aussi c’est assez évident, car ce dernier joue toujours un rôle important dans une oeuvre, il nous permet de nous en imprégner, de nous en souvenir, en bien ou en mal. Et le cas de BL Métamorphose n’échappe pas à la règle. Le coup de crayon de Tsurutani Kaori fait partie intégrante de l’histoire, il nous transporte dans un monde de douceur, des traits simples, des personnages simples, sans superflu, mais qui donnent à l’oeuvre une force extraordinaire, aussi bien dans les moments comiques que dans les moments tristes. Maintenant que j’en parle, cela me fait assez penser à ce que je ressens en lisant du Fumiyo Kouno.

 

 

Petit point bonus toujours dans le thème du dessin, je trouve les couleurs de l’autrice magnifiques. Elles apportent encore plus de fraîcheur et de bonne humeur aux dessins. Il suffit de voir la couverture de son One-shot pour être directement transporté dans l’oeuvre.

don't
Manga Don’t like this 2018.
dav
Superbe dessin disponible dans le service presse Ki-oon.

PS : Je me rend compte que je n’ai pas beaucoup parlé d’Urara, elle n’est pas extrêmement développée dans ce premier tome, mais ce n’est pas plus mal pour autant, ça laisse le temps à l’oeuvre de grandir petit à petit sans trop rusher l’évolution de personnages. Si Yuki est une adulte qui a déjà bien vécu, Urara elle n’est qu’une enfant qui va surement s’épanouir au fil des tomes, et j’attend de lire ça avec impatience !

Finalement, j’aurai très peu de choses à reprocher à ce tome 1, peut-être un découpage un peu simpliste, et un nombre de pages assez faible (146). Mais si je peux vous conseiller une chose, c’est de jeter un coup d’œil à l’oeuvre, elle vaut le coup !

dav
« G0w buy 1t m4n »

 

 

Bonus !

La partie qui n’intéresse personne, mais dans le doute si des gens sont tentés et arrivent à lire, la mini review de Valentin Paquot, du Figaro, qui est au dos du service presse ! (Très beau au passage)

dav

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s